C U L T U R E.

Aghrum d uzemmur

Avant de commencer  à voir toutes ces photos nous devons quand même écouter le rebelle Berbère , Matoub Lounès.que dieu aie son âme.
Le pauvre Bouguermouh vient de nous quitter, il est le père de cinéma Amazigh



Abderrahmane Bouguermouh vient de nous quitter

dim, 2013-02-03 19:45 -- Tassadit Ould H...

Hospitalisé en urgence Mercredi dernier à l'Hôpital de Bitraria (El-Biar), Abderrahmae Bouguermouh, réalisateur du célèbre film en Amazigh "La colline oubliée" vient de nous quitter et plonger ainsi la communauté amazigh dans une grande tristesse

Abderrahmane Bouguermouh est né le 25 février à Ouzellaguen. Il fait ses études secondaires à Sétif où il assiste aux évènements des années 1945.
Il fait la rencontre de Mouloud Mameri en 1957 et   c'est le début d'une très grande amitié. 
Après une formation au Centre des haues études cinématograques en1960, Bouguermouh s'engage dans la éalisation des émissions de variétés pour la télévision  RTF.
En 1963, il revient en Algerie et est parmi les membres ayant crée le Cenre Cinémtogaphique Algerien.  Ses idées ne convenant pas au régime de l'époque, Il en est excu en 1964.  Il tourne en1965 un court metrage en berbere "Comme une âme" (Texte de Malek Haddad). Ce film est refusé par le Ministere qui demade une version en arabe.  Il part à Paris où il réalise une version française du film, ce qui lui vaudra un 2ème liceciement et la confiscatioon et destruction des positfs et des négatifs .
Mas Bouguermouh fait partie de cette classe d'intellectuels qui ont su nous tracer un chemin pour recouvrer notre culture et notre identité. 
De 1965 à 1968, il réalise une série de documentaires de commande et prend contact avec les premiers intellectuels de la revendication berbère, Monsieur Hannouz, Taous Amrouche, Mouloud Mameri, Batouche Mouloud et Bessaoud Mohand Arab. Le réalisateur s'intéresse à un documentaire archéologique avant de tourner un autre moyen métrage "la grive", en 1967. Plusieurs fois primés, le film constitue selon les journalistes l'une des premières anthologies cinématographique algérienne. En 1968, il dépose "La colline oubliée" à la commission de censure. Dans une lettre d'intention, il précise que ce film ne peut se faire qu'en kabyle. Le projet est rejeté sans explication. Commence alors une langue traversée du désert au cours de laquelle, il collabore avec Mohamed Lakhdar Hamina dans "Chronique des années de braises", en 1973.

Il réalise successivement pour la télévision "les oiseaux de l'été", en 1978 puis "Kahla oua beida", en 1980, grand succès populaire. En 1987, il tourne son premier long métrage en 35mm "Cri de pierre", plusieurs fois primé à l'étranger, mais très attaqué en Algérie. En 1989, on lui accorde enfin, l'autorisation de tourner en berbère "La colline oubliée" (1996).

La réponse e Bouguermouh à une question posée su le choix de la Colline oublée (Algérie Littérature):
Des scénarios sur la Kabylie, il y en a eu beaucoup. J’ai choisi La colline oubliée parce qu’entre l’auteur, Mouloud Mammeri, et moi il y avait un serment: si l’honneur nous revenait un jour de faire le premier film en berbère ce serait La Colline oubliée. C’est sa première oeuvre romanesque et pour le naïf bouquiniste que j’étais alors, mon monde à moi pénétrait enfin dans ce premier roman kabyle, après avoir avalé bien des classiques de la littérature universelle où je nous cherchais en vain. Il y a aussi ce contrat passé avec la Kabylie : œuvrer pour la renaissance de sa culture. La Colline oubliée est aussi un beau roman qui décrit les années terribles de la deuxième guerre mondiale. Le malheur était partout et quelques éclats ont brûlé ma toute jeune mémoire. Il est tout à fait normal qu’un premier film remonte à ces premiers souvenirs, ceux qui vous laissent des stigmates pour la vie." Abderrahmane Bouguermouh
Repose en paix Dda Abderrahmane et toute mes condoléances à la famille.







Yennayer à Tripoli, :

Incroyable mais vrai. Tout ce qu'à caché et a voulait exterminer Le Kadhafi, est maintenant debout.
Si on revient aux années 70 lors d'une visite des ingenieurs Lybiens vers Oran,, je me rappelle l'un d'eux a fait sorti sa tête de la fenêtre de bus en demandant s'il y a quelqu'un Amzigh à qui il voulait s'adresser.  C'était vraiment l'une des choses les plus pechés, et les plus interdites, des 2 syst^mes (Kadhafi, et Boumediène).
Fort heureusement, il y a le dieu le tout puissant, qui nous a fait vivre ces extraordinaires moments:
Kadhafi, sorti des égouts, les drapeaux Berbères flottent à Tripoli.
Lisez cete article de Mr Arezki Metref.
Enfin 31 aprés le printemps Berbère, (Printemps Berbère de tizi ouzou, quand le parti unique le FLN, a met l'etiquette à ces jeunes démocrates et revendiquant leur droits et identités on les accusant de Hizb Fransa,  Est-ce aujourd'hui tous les peuples de monde Arabe font partie de hizb fransa? ou bien les Berbères  avaient déjà raison 30 ans avant?) c'est le tour de printemps Arabe, pour nous découvrir les Amazighs de Tunisie.
 Les enfants Amazigh de la Lybie ils sont vraiment très beaux
 L'ancienne maison Kabyle, malheureusement le style qui vient actuellement de disparaitre
 La montée vers le pic des singes, crète à Bejaia
 Kabylie sous la neige
 LEs AMazighs de Batna pendant la semaine de festival  de théatre Amzigh decembre 213
Thizwal dh inijel
Ces racines exigés pour toujours

Thizorine ts vakhsisine

 Tikjda sous la   neige
 Si le regretté Mandella est mort, il est toujours le symbole des droits des pauvres peuples opprimés et marginalisés, Donc il est porte bonheur à notre drapeau.

 Une bonne porte en Tunisie





Louzéà n'Imazighen n Tunes  Tunisie















Les  Kabyles de Canada
Le tombeau de notre roi Massinissa (MAsnsen), aujourd'hui abandonné par les siens et le ministère de la culture.
La femme Amzigh de la Tunisie
Yemma Gouraya de Bejaia















Par Arezki Metref
arezkimetref@free.fr

Alors là, je suis tombé de haut, vraiment de haut ! La célébration de Yennayer s’est déroulée, cette année à Tripoli, non pas dans la clandestinité la plus totale comme du temps de Kadhafi, mais dans un stade, carrément dans un stade ! Dans aucun pays ça ne se passe comme ça. Pas dans une cave, ni une salle dérobée, ni un terrain vague à l'abri des regards. Non, un stade ! Un vrai ! Pourrait-on imaginer, par exemple, un Yennayer grandeur nature au stade du 5-Juillet à Alger ? Evidemment non, je crains ! Méga-concert, feux d’artifice, houle de drapeaux ! Et parmi les artistes amazighs de plusieurs pays, notre Takfarinas national ! J'en écarquillais les yeux. Ou plutôt j'en ouvrais grand les oreilles car c'est Ramdane Achab qui racontait son voyage. Il rentrait de Libye où il avait été invité dans le cadre d'un forum organisé entre autres par le Congrès mondial amazigh (CMA), désormais présidé par le charismatique Libyen Fethi N'Khalifa, consacré aux droits constitutionnels de la communauté amazighe de Libye. Pied-de-nez à l'histoire, la conférence s'est tenue au Palais du Congrès général national (CGN) à Tripoli, là où précisément Kadhafi s'était réfugié lors des bombardements de l’OTAN, le site étant sécurisé par la présence de journalistes étrangers. Le palais présentait aussi, semble-t-il, l'avantage d'abriter un passage souterrain dissimulé. Militant berbère de longue date, linguiste, Ramdane Achab avait dans ses bagages des exemplaires de quelques livres dont il est l'éditeur. Le Dictionnaire de berbère libyen (Ghadamès) de Jacques Lanfry dont il a offert un exemplaire au président de l'Assemblée nationale libyenne. Le «Manuel didactico-pédagogique d'initiation à la langue berbère de Kabylie d'Amirouche Chelli, et Langue berbère : initiation à la notation usuelle en caractère latin dont il est lui-même l'auteur. Tripoli ! Au passage, il convient de rappeler que dans le passé, si on appelait tous les Berbères, des Libyens – d'où l'origine de l'adjectif libyque — c'est parce que la tribu amazighe Lebbou a donné ce générique. L'arasement arabe, puis le long et dur règne de Kadhafi et son zèle dans le déni identitaire ont tenté de gommer cette histoire. En vain, si on en juge par l’éclatant succès de cette manifestation. Le forum auquel étaient conviés Ramdane Achab ainsi que de nombreux Amazighs originaires du monde entier, représentants du mouvement associatif, experts, militants, universitaires, artistes, mais aussi des représentants des missions diplomatiques en Libye (ambassadeurs, consuls), et même un représentant de l’ONU, coïncidait avec la célébration de Yennayer. «Ambiance survoltée», raconte Ramdane Achab, «Je n'ai jamais vu ça ! Ça ressemblait à la Kabylie à la puissance 1 000 dans ses plus beaux jours.» Et il continue : «Drapeaux amazighs partout y compris sur les chars, dans les mains des militaires tous amazighs. » Toute la communication autour du forum, affiches, badges, tee-shirts des hôtesses étaient imprimés en trois langues : tamazight en caractères tifinaghs, arabe et anglais. Les officiels libyens, et il y en avait un paquet, se sont engagés à accorder à tamazight le statut de langue officielle. Le président de l'Assemblée nationale, fondateur du Parti du Front national, en charge de la fonction de chef de l’Etat, Mohammed Youssef el-Megaryef, a commencé son allocution par «Azul fellawen, tanemmirt». Il ne prend pas de détour : il appuie la revendication de tamazight reconnue par la Constitution comme langue officielle. Les autres officiels n'ont pas été en reste. Il y avait là le ministre des Ressources hydrauliques Alhadi Suleiman Hinshir, la vice-ministre de la Culture Awatef Atashani, le ministre de la Justice Salah Bashir Margani, ce dernier représentant le Premier ministre Ali Zeidan. Mais la grande surprise ce fut l'hymne national exécuté d'abord en tamazight, puis en arabe à l'ouverture de la conférence. Ramdane Achab raconte un moment fort : «Vers la fin de la conférence, une vingtaine de représentants politiques (locaux, nationaux, parlementaires) des 11 régions amazighes de Libye se sont présentés pour lire le communiqué final du forum. Une femme, Sanaa Mansouri, l'a fait en tamazight, et un homme ensuite, Tarik El Atoushi, en arabe. Le texte pose cinq conditions concernant tamazight dans la nouvelle Constitution. Ils disent que si ces conditions ne sont pas satisfaites, non seulement ils ne reconnaîtront pas la Constitution, mais ils ne reconnaîtront pas l'Etat lui-même. La lecture de ce communiqué s'est faite en présence des officiels, président de l'Assemblée nationale, etc.» Parmi les conditions posées, une, certainement inattendue : la reconnaissance par la Constitution du rite ibâdite. On voit bien qu'il y a du changement. Et quel changement ! Du chaos libyen, quelque chose est en train de naître. Ou renaître. Le pays plombé dans sa pulsation historique par le bulldozer arabiste de Kadhafi renaît de ses cendres, et promet même d'être l'épicentre d'une renaissance de la reconnaissance berbère. Toutes les personnes qui ont assisté à ce Yennayer à Tripoli en sont revenues persuadées.
A. M.
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LA FONDATION MATOUB-LOUNES REND HOMMAGE AU REBELLE

Une mémoire revisitée

Par : Kouceila Tighilt
à travers cette journée commémorative, il a été question du combat quotidien d’un artiste qui a sacrifié sa vie pour la lutte identitaire et démocratique et le droit humain.

La fondation Lounès-Matoub a célébré, lundi et mardi derniers, à la maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou, la journée du 9 octobre, date à laquelle fut grièvement blessé le chanteur engagé et militant berbériste par un gendarme sur la route reliant Tizi Ouzou et Aïn El-Hammam, au lieudit El-Qorn, alors qu’il distribuait des tracts appelant au calme, lors des événements du 5 octobre 1988.
Une date qui vient interpeller encore une fois notre mémoire commune et l’histoire sur ces 500 Algériens tués lors de ce soulèvement populaire. Suivant le programme de cette manifestation commémorative, dans la journée de lundi, une table ronde, ayant trait au 9 octobre 1988 et aux blessures de Lounès Matoub, ainsi qu’aux conditions sanitaires pénibles de son hospitalisation, était animée par des membres de la fondation qui porte son nom et par des amis militants du chanteur.
Le Dr Redad, un ami et proche de Matoub Lounès, fera un bref rappel sur les conditions auxquelles était confronté Lounès lors de ses premiers jours d’hospitalisation à Aïn El-Hammam, puis lors de son transfert à Tizi Ouzou et à Alger, évoquant par-là même les souffrances du chanteur sur son lit d’hôpital, mais aussi cet élan de solidarité et de soutien à Lounès, par ses fans et proches. “Son transfert de Aïn El-Hammam vers Tizi Ouzou, puis vers Alger et en France n’était pas une chose facile pour nous, c’était le parcours du combattant, et ce, face à une campagne de désinformation et aux embûches administratives liées à son transfert”, a-t-il avoué. Les conférenciers ont également évoqué le côté rebelle du chanteur et son engagement pour “une démocratie majeure”. Un combat quotidien d’un artiste qui a sacrifié sa vie pour la lutte identitaire et démocratique et le droit humain. Ses chansons sont le message pour toute une jeunesse en mal de repères et de liberté.
Les balles qui ont touché le corps du rebelle, lui qui n’avait qu’une mandoline et le verbe comme instruments de lutte, n’ont pas affecté son art, même s’il est resté une longue période en convalescence.
Un moment de souffrance qu’il fredonnera d’ailleurs dans l’un de ses albums intitulés “L’ironie du sort”, sorti 1989. Quatre années plus tard, le 25 septembre 1994, Lounès Matoub est enlevé par un groupe d’individus armés à Takhoukht, près de Tizi Ouzou. Resté en captivité durant 15 jours, il sera enfin libéré grâce à une importante mobilisation populaire. Lui qui disait “Il faut savoir distinguer entre la vie et la mort, les deux sont belles. Moi je préfère mourir pour mes idées, que de mourir de lassitude ou de vieillesse dans mon lit”, est assassiné le 25 juin 1998, à Talla Bounane, sur la route reliant Beni Douala à Tizi Ouzou.
Pour que personne n’oublie le parcours du rebelle et dans la perpétuation de son combat, hier à El-Qorn, sur la route de Aïn El-Hammam, une gerbe de fleurs a été déposée à sa mémoire par les membres de la fondation et par les fans de  l’artiste.

Tamazighth chez Windows 8 (2012).

Plus qu'un rêve.
 Si on revient un peu en arrière aux années 70 . quand cette langue a été opprimée interdite officieusement. Dans tous les lieux. Chez Kadhafi, il a essayé même de l'interdire à l'intérieur des familles et maisons. dont tout une minorité qui a peut garder cette langue maternelle de leur ascendants depuis des millénaires. Bravo à Tamazight qui résiste à toutes les vagues de colonisation, des ères difficiles à supporter, surtout quand il s'agit d'une langue de religion,s'imposant comme langue de dieu, et de paradis. A force de prier dieu avec ((sa langue)), il est très difficile de revenir à sa langue maternelle. Dieu merci , aujourd'hui on constate que Dieu comprend toutes les langues, et que toute l'humanité appartient à lui. Et que la grande firme Américaine Microsoft, c'est vrai que (Business is business), mais il ne déteste aucune langue, il ouvert ses bras à notre chère langue, Et c'est une réponse à ceux qui croient que cette langue est exterminée . Reposez en paix; vous; Dda L Mouloud Mammeri, et tout les autres militants de la cause Berbère, votre cause est très juste , et iternelle.
Windows 8 disponible en Tamazight 25 septembre 2012 Le nouveau Windows 8 de Microsoft, dont la sortie officielle est prévue le 26 octobre prochain, propose pour la première fois le Tamazight parmi les langues prises en charge par le système d’exploitation. Le Tamazight est également reconnu comme langue par la Release Preview de Windows 8 (version quasi définitive), mais n’est pas encore disponible comme langue d’affichage, donc le bureau et l’interface de l’ordinateur, ne seront pas traduits en langue amazighe. Pour son utilisation, un clavier en alphabet tifinagh du Maroc, disposant de deux méthodes d’entrée, un clavier de base de l’alphabet berbère, d’ailleurs utilisé par l’Institut Royal de la Culture Amazighe, et un deuxième clavier étendu, sont disponibles . Un clavier avec l’alphabet latin d’Algérie est également présent. Photo : Kabyle.com Microsoft avait annoncé en février dernier, lors des célébrations de l’Organisation internationale de la science et de la culture des Nations Unies, qu’il allait intégrer 14 nouvelles langues à son système d’exploitation Windows 8, dont le Tamazight. Windows emboîte ainsi le pas au système d’exploitation gratuit "Linux", qui propose le Tamazight depuis plusieurs années.

















 

 

 

l'indépendance

 

 



Ce que j'ai à vous dire.

Juste lisez ces textes:

Assegas Amegaz, bonne année 2960 aux amazighes !tiens à souhaiter une excellente année aux membres de l’une des plus anciennes civilisations: les amazighes !

Ils célèbrent aujourd’hui l’Yennayer 2960. Un peuple bien plus avancé que d’autres, tant au niveau culturel et historique qu’humain.



Durant quelques années, Yennayer constituait aussi un jour de revendication. Cette date, symbole de la culture berbère, devait prendre sa place parmi les jours fériés du pays. Aujourd’hui, on ne marche pas, on ne fait pas grève. On applique tout simplement une réalité toute naturelle. C’est la fête. Et chacun s’organise à sa manière. Le jour de l’An berbère se distingue des autres fêtes par son repas copieux. Un repas que l’on partage en famille ou en groupe de personnes.

Et la fête sera aussi le programme desamazighes marocains qui, grâce au gouvernement, va prendre les allures d’une première dans l’histoire du peuple: les marocains vont désormais pouvoir regarder la première chaîne amazighe marocaine! Ce lancement concrétise le discours prononcé par le Roi Mohammed VI, en 2001 à Ajdir, dans lequel le Roi a appelé à la préservation de la culture et de la langue amazighe.

Quoi qu’il en soit et ou qu’ils soient, une fois de plus, «Assegas Amegaz», (bonne année) à tout le peuple amazighe !


Que les portes du bien s'ouvrent et que les portes du mal se ferment”

La porte du Nouvel an amazigh “Tabburt u seggas” ou “Amenzu n'Yennayer” s'ouvre le 12 janvier de chaque année. Ce jour inaugure l'an 2959 du calendrier berbère dont le départ remonte à 950 avant Jésus-Christ. Les Imazighen qui célèbrent cette fête du passage au nouvel an dans la liesse et la communion ont, à l'instar d'autres civilisations dans le monde, leur propre calendrier bien ancien, basé à la fois sur les changements de saisons et les différents cycles de végétation qui déterminent les moments des travaux agricoles, ainsi que sur les positionnements des astres, comme la Lune et le Soleil.
Du point de vue historique, Yennayer remonte, selon une hypothèse fort répandue, à la victoire de Chachnaq I, fils de Namart, sur le pharaon Psoussenes II en l'an 950 avant le Christ, qui lui permit de conquérir l'Egypte où il fonda la XXIIe dynastie avec Bubastis pour capitale. Selon une croyance très ancienne, la célébration de cette manifestation est née d'un mythe : Yennayer sollicite Furar (février) pour lui prêter un jour afin de punir une vieille femme qui s'est moquée de lui. Ce jour-là, dit-on, un violent orage se leva et poursuivit la vieille femme jusqu'à l'étouffer. La mort de celle-ci symbolisera dans la mémoire collective le sort réservé à quiconque osera parodier la nature. Yennayer, qui marque l'avènement de la période séparant les deux cycles solaires, les solstices et les équinoxes, correspond également au début du calendrier agricole, ce qui explique sa célébration par des rites liés aux travaux agricoles, rythmant à ce jour la vie des paysans. Le nouvel an amazigh coïncide avec l'approche de la rupture des provisions gardées pour l'hiver, “aoula”. Il convient donc de renouveler les forces spirituelles, par l'observance des rites et des sacrifices, pour exorciser la faim et le malheur, et attirer l'abondance des récoltes et le bonheur, finalité commune d'une fête célébrée, malgré les différences de forme, dans la communion à l'est, à l'ouest, au centre et au sud du pays. “Imensi n'Yennayer” (le souper de l'année) consiste, en Kabylie comme dans d'autres régions du pays, en un couscous au poulet garni de légumes. A cette occasion, un coq est sacrifié sur le seuil de la maison pour présager une bonne récolte et évincer la malédiction, “Daâwussu”. Si les moyens le permettent, le dîner sera copieux. Ceux qui ne peuvent accomplir un tel sacrifice, dénommé “asfel”, servent de la viande séchée, “lakhli'e”, gardée pour une telle circonstance. Le repas servi, les membres de la famille se doivent de l'honorer en mangeant à satiété. C'est “lal boukham” (la maîtresse de la maison) qui invite les enfants à faire bombance, faute de quoi, les prévient-elle, la vieille de Yennayer viendra remplir leur ventre de paille et de foin. A la fin du repas, les enfants déclarent : “Necca, nerwa” (nous avons mangé et nous sommes rassasiés). En la circonstance, on n'oublie pas également d'offrir des assiettes aux proches et aux voisins “tunticht”. Même les absents ont leur part d'Imensi n'Yennayer : des cuillères symbolisant leur présence et une proportion symbolique du mets leur seront laissées par la mère dans le plat collectif, censé rassembler tous les membres de la famille.
Les jours qui suivent Amenzu n'Yennayer donnent lieu à la préparation d'autres mets, mais sans viande, à savoir “uftiyen” (soupe à base de pois chiches, blé et fèves), ingrédients symbolisant la fécondité et l'abondance des récoltes, accompagnés de “tighrifin” (crêpes) ou de beignets, “lasfendj”, ainsi que de sucreries pour avoir une année douce.
Dans certaines régions, on s'abstient de manger des aliments épicés ou amers, de peur d'augurer d'une année du même goût. D'autres rites,ayant toujours la fécondité pour fil conducteur, sont associés au bon présage de Yennayer, tel le fait de faire coïncider le mariage avec cette période propice à la fécondité, ou de donner au dernier-né sa première coupe de cheveux. Les femmes se font belles et se fardent les yeux avec de l'antimoine (tazult), alors que les filles marient leurs poupées et font la fête rogatoire de la pluie (anzar), en promenant de maison en maison une grosse cuillère en bois habillée en mariée (ghondja). Les céréales collectées à cette occasion serviront à préparer la soupe (uftiyen). Il est d'usage également de planter des lauriers roses dans les champs de culture, pour en chasser les parasites. Afin d'honorer Yennayer, on procède également au badigeonnage de l'intérieur des maisons avec de l'enduit (tumlilt), ainsi qu'au changement des trépieds de l'âtre (inyen l'kanoun).
Pour les garçons, Yennayer est une occasion de s'adonner à un sport favori appelé “takladjet”. Il s'agit d'une sorte de hockey sur gazon. Le calendrier berbère, d'essence agraire et comptant une avance de 950 ans sur le calendrier universel, est une transcription en symboles des cycles et périodes agricoles, avec des noms désignant ce qu'il faut dire et faire à des moments recommandés pour l'accomplissement de chaque tâche et ce, toujours dans un souci d'une meilleure réussite. Ainsi, pour inaugurer les labours “Adhref”, célébrer un mariage ou ourdir un métier à tisser, le moment choisi est la lune croissante : pendant ce temps, les épis seront nombreux dans le sillon, serrés comme l'est la laine sur le métier à tisser. Le tissage égal, le mariage conclu sera heureux et fécond.
Au-delà du cérémonial et pour que le mythe devienne réalité, il est à souhaiter que Yennayer soit un déclic pour un retour à la terre nourricière, car c'est là le message fondamental de la célébration de cette fête.
Que les portes du bien s'ouvrent et que les portes du mal se ferment ! Aseggas Ameggaz ! Bonne année !

Yennayer célébré dans la joie à Bordj Bou-Arréridj
Le coup d'envoi des festivités célébrant Yennayer, le nouvel an Amazigh, a été donné, hier, après-midi au centre culturel Aïcha-Haddad de Bordj Bou-Arreridj aux rythmes joyeux de la musique folklorique et devant un public très nombreux.
Le secrétaire général du Haut commissariat à l'Amazighité (HCA), M.Youcef Merahi, après avoir inauguré, en compagnie des autorités locales, une exposition dédiée aux arts traditionnels, a souligné que cet "événement identitaire de l'histoire et de la culture amazighes est désormais célébré officiellement et sera fêté chaque année dans une région du pays ".
Il a relevé le "riche patrimoine linguistique et culturel de notre pays, fruit de la diversité culturelle de nos régions" et exprimé le souhait de voir Yennayer "consacré journée chômée et payée pour l'ensemble des Algériens, au même titre que les autres dates historiques et religieuses de notre nation".
M. Merahi a rappelé que Tamazight est "une langue officielle en harmonie avec la langue arabe", avant d'exprimer sa "gratitude" au président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, pour "ses efforts dans le développement de la langue amazighe et pour les autres cultures".
Tout au long des activités prévues en célébration de Yennayer, au pied de la chaîne des Bibans, le public pourra admirer toute une série d'expositions dédiées à l'artisanat traditionnels (poterie, vannerie, broderie) et aux arts plastiques avec la participation, entre autres, d'artistes comme Noureddine Hamouche, et sa collection "Mémoire du passé", Abdeslam Amraoui et son "Monde berbère : signes et significations et Ahmed Bilek (La Kabylie, villages et paysages) ainsi que des caricatures thématiques signées Abdelkrim Ghezaïli.
Un mini-salon du livre amazigh se tient également en marge de cette manifestation, tandis que de nombreuses associations, venues de plusieurs régions du pays, y compris du Sud du pays (Adrar, Timimoun, Illizi) exposent un aperçu des arts culinaires Chaoui, Oranais, Tlemcenéen, de la vallée du M'zab et de la Kabylie profonde.
Durant trois jours, des soirées artistiques seront animées par une pléiade d'artistes comme Slimane Chabi, Mohand Ouali Kezzar, Djamel Kaloun, Amar Azghal et les troupes musicales Izenzaren et Itrane.
Des conférences et des tables rondes seront également animées, dimanche soir et lundi, autour de thèmes liés à l'Histoire Amazighe et à la tradition de Yennayer, par M.M. Hamid Bilek, responsable au niveau du HCA, Meziane Ouchem, universitaire de la wilaya de Bordj Bou Arreridj et Salah Bendaoud, universitaire de la wilaya de Tipaza.
Les artistes peintres réaliseront, pour leur part, lundi, une fresque murale collective, tandis que sera donnée, mardi, une pièce de théâtre intitulée "le foehn", adaptée d'un texte de Mouloud Memmeri par le théâtre régional de Bejaia, sur une mise en scène de Djamel Abdelli.
Assa nella azekka wissen.

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